Le bilan de la rentrée dans les Landes pour le SNUDI-FO 40
(Lire tout le bilan en pièce jointe)
1. Des suppressions de postes et des classes surchargées
- Au niveau national, le 1er degré perd 1 891 postes d’enseignants ; l’académie de Bordeaux en perd 99.
- Dans les Landes, 16 classes et 4 dispositifs éducatifs particuliers ferment.
- Le SNUDI FO conteste l’argument de la baisse démographique : certaines écoles landaises dépassent encore 25 élèves par classe, malgré la promesse du ministre de l'Education nationale d'en avoir moins de 25.
- 8 postes sont créés, mais « à moyens constants », ce qui signifie, selon le SNUDI-FO, que ces créations se font au détriment d’autres postes.
2. La réforme des PAS et l’accompagnement des élèves handicapés
- Le SNUDI-FO s’oppose à la mise en place des Pôles d’Accompagnement à la Scolarisation (PAS).
- Le syndicat estime que ces structures font passer la logique d’un droit à l’accompagnement fondé sur les besoins de l’élève à une logique dépendant des moyens budgétaires disponibles.
- Il craint donc une diminution des notifications et des heures d’accompagnement accordées aux élèves en situation de handicap.
- Le texte dénonce également le manque de places en établissements spécialisés et la pénurie d’AESH.
3. Une forte pression sur les directeurs et directrices d’école
- Les directions d’école sont présentées comme étant « en première ligne » pour gérer les difficultés de rentrée.
- Le logiciel ONDE, utilisé pour gérer les effectifs et les classes, a connu des dysfonctionnements au moment critique de la rentrée.
- Les directeurs ont parfois dû établir les listes de classes manuellement.
- Ils doivent également gérer les problèmes liés au manque d’AESH et expliquer aux familles les réductions d’accompagnement.
4. Une critique plus large des choix budgétaires de l’État
Le SNUDI-FO considère que les difficultés de l’Éducation nationale ne sont pas seulement liées à des contraintes financières, mais résultent de choix politiques.
Le syndicat met notamment en parallèle :
- l’augmentation du budget de la Défense ;
- le coût du pacte Dutreil ;
- les aides publiques accordées aux grandes entreprises ;
- l’augmentation de la dette publique.
5. Une dégradation des conditions de rémunération et de travail
- Gel du point d’indice et la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires.
- Baisse du montant plancher de la rupture conventionnelle.
- Le SNUDI-FO signale enfin des problèmes concernant le versement des ISSR aux titulaires remplaçants et affirme être intervenu auprès de l’administration.
Le SNUDI-FO 40 dresse un bilan très critique de la rentrée scolaire 2026 et dénonce une politique de restrictions budgétaires qui, selon lui, se fait au détriment des services publics, des élèves et des personnels.
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